Prudence Nazeyrollas  PsyNancy
Psychopraticienne - Coach
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Qu'est-ce qu'une phobie et comment en sortir? [Podcast Radio France Bleu]

26 Septembre 2019
1 commentaire

Merci aux auditeurs et auditrices qui ont témoigné de leur expérience. Désolée que nous n'ayons pas pu répondre personnellement à tout le monde, mais merci de nous avoir appelées et de vos témoignages. Retrouvez le podcast de l'émission sur les phobies réalisée avec Nathalie Milion sur France Bleu.

Les troubles anxieux sont très fréquents, on considère que la prévalence, c’est-à-dire le nombre de personnes concernée sur une année, est de 5 à 15 % de la population.

 

1) Qu’est-ce qu’une phobie ?

Une phobie est peur intense, une anxiété démesurée et irrationnelle face un stimuli.
Elle peut être simple ou complexe.
Une phobie simple ou spécifique est la peur d’une chose ou d’une situation en particulier. On y trouve :
  • Toutes les zoophobies, les peurs des animaux (par exemple les araignées dans l’arachnophobie) ;
  • les peurs liées à l’environnement et aux éléments naturel comme la peur de l’orage (astraphobie, brontophobie, cheimophobie), de la hauteur (acrophobie) ;
  • les peurs médicales, liées aux sang, aux blessures, aux piqûres
  • et enfin les peurs liées à certaines situations (claustrophobie qui est la peur d’être enfermé et touche 2 à 5 % de la population, la peur des voyages en avion l’aérodromophobie…).
Les phobies complexes sont essentiellement l’agoraphobie (la phobie des espaces extérieurs, de sortir, de la foule qui concerne environ 3 % de la population) et les phobies sociales ou trouble d’anxiété sociale. On observe plusieurs types de phobies sociales avec elles-mêmes avec plusieurs sous-catégories de peurs :
  • être observé (avec l’ereutophobie, la peur de rougir ; la peur d’avoir le ventre qui gargouille, de manger en public, etc.),
  • devoir produire une performance (être évalué, parler en public, présenter un exposé etc.),
  • parler et interagir avec d’autres personnes (de parler de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, de bavarder, de se lier...),
  • devoir s’affirmer (dire non, donner son avis, recevoir un compliment, etc.).
 

2) Les symptômes

Les symptômes les plus courants sont une accélération du rythme cardiaque et de la respiration, une sensation d’essoufflement, d’oppression, la transpiration, des nausées, des vertiges et bien sûr le fait de ressentir une peur intense, voir d’être terrorisé.

Il existe une phobie différente au niveau des symptômes, l’hématophobie (à ne pas confondre avec l’émétophobie qui est la peur de vomir et du vomi), la phobie du sang, là on observe un ralentissement des battements cardiaques et une baisse de la tension artérielle avec une possibilité d’évanouissement, les facteurs génétiques seraient particulièrement importants dans cette phobie.

 

3) Les causes

Les causes des phobies sont multiples. On note en particulier des facteurs génétiques, des antécédents traumatiques, des antécédents d’attaque de panique, les évitements successifs, des croyances effrayantes sur le monde et ses dangers, un apprentissage de la peur etc.

L’évitement est très important car il vient renforcer et aggraver la phobie voir faire un effet tâche d’huile, c’est-à-dire que d’autres sphères proches vont être à leur tour contaminées par la phobie. Lorsqu’on a peur, on peut réagir de deux manières qui peuvent conduire à deux possibilités :
  1. On a peur, on fuit ou on évite la situation. Notre cerveau se dit qu’il a eu peur, qu’on a fuit, qu’on est en vie, donc qu’on a sûrement bien fait. La fois suivante, il recommencera à nous signaler un danger et donc à nous faire ressentir de la peur. C’est la sensibilisation, on devient de plus en plus sensible au stimuli. La peur s’aggrave.
  2. On a peur, la peur est supportable, on reste dans la situation, la peur fini par redescendre, et seulement à ce moment là on sort de la situation. Notre cerveau se rend compte qu’il a eu peur mais que finalement tout c’est bien passé et que ce n’est peut être pas si dangereux que ça, au fur et à mesure des expositions, la peur s’éteint. C’est la voie de l’habituation, on s’habitue progressivement.
 

4) Comment s’en sortir ?

Pensez à vous faire aider. Il n’y a pas de honte à avoir. Les phobies sont un problème fréquent, très répandu et qui peut devenir handicapant, d’autant plus qu’elles ont tendance à faire tâche d’huile et s’aggraver au fur et à mesure des évitements.

Surtout il ne faut pas forcer brutalement et ne jamais faire honte ou humilier quelqu’un qui souffre d’une phobie, cela ne peut qu’aggraver le problème.

Les TCC, les thérapies cognitivo-comportementales (qui sont des thérapies brèves) ont montré leur efficacité dans l’accompagnement des phobies. Elles vont permettre de penser différemment à propos ce qui fait peur, d’apprendre à se relaxer, à se rassurer soi-même et de progressivement se confronter en toute sécurité aux peurs jusqu’à ce que la peur disparaisse. Les expositions progressives sont un élément essentiel dans l’accompagnement des phobies, on va apprendre à les faire en toute sécurité, pas à pas, et respectueusement de soi et de son propre rythme.

Certains médecins peuvent également prescrire des médicaments pour accompagner la thérapie.




 

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Commentaires :

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  • favrel dit :
    04/12/2019 à 18h 59min

    suite a un atterrissage en urgence pendant un vol je n arrive pas a enlever l angoisse .je prends l avion le 5decembre .merci jackie