Rituel du coucher et accompagnement dans le sommeil

Le sommeil est quelque chose de naturel mais les troubles du sommeil sont devenus une des grandes plaies de nos sociétés. Comme tous les grands apprentissages, ses bases se forgent dans l'enfance et les parents ont un rôle d'éducateurs. Vous pourrez retrouver des conseils pour améliorer également votre sommeil dans l'article "Lutter contre l'insomnie et se préparer un bon sommeil".

Le fait d'utiliser toujours la même méthode de couchage, de faire un rituel a l'avantage de conditionner l'enfant qui va percevoir des signaux qui le préparent biologiquement au sommeil.


Pas d'écran de télé ou de PC dans les 2 heures avant le coucher, la lumière des écrans est excitante et envoie le message à l'organisme qu'on est le matin et qu'on doit sécréter des hormones pour se réveiller et travailler toute la journée. La télévision est particulièrement dangereuse pour les enfants et en particulier les plus jeunes enfants.

On peut par contre faire des activités calmes:

Lire, manger, parler, jouer à un jeu calmement... et c'est l'occasion de partager un temps de complicité avec l'enfant:

Lire une histoire ou chanter une chanson. Pour éviter les soucis, certains parents préfèrent fixer le nombre ou le temps et s'y tenir.

En Asie, on retrouve plus souvent un accompagnement silencieux, le parent reste présent à côté de son enfant sans rien dire, il l'accompagne, allongé à côté de lui, le rassure par sa présence sans s'endormir. Il existe de nombreux accompagnements différents en fonction des cultures et des personnes. Vous pouvez tester ce qui convient le mieux à la fois à vous et à votre enfant.


Le lieu de sommeil...

A vous de faire votre choix, en fonction de vos préférences, de l'âge de l'enfant, de ce qui vous convient le mieux.

Certains choisissent le co-dodo où la chambre est partagée par les parents et enfants (surtout avec des nourrissons ou des très jeunes enfants). Il existe des forums où les parents peuvent échanger sur le co-dodo et des sites d'information (par exemple les parents craignent souvent une perte d'intimité mais le lit n'est pas le seul endroit où les parents peuvent se retrouver, seuls, dans l'intimité de leur couple).

Si vous avez choisi que votre enfant dorme dans sa chambre évitez de l'accueillir dans la chambre des parents, s'il a fait un cauchemar allez avec lui dans sa chambre, demandez-lui d'en parler (verbaliser pour évacuer), rassurez-le, quitte à rester un peu s'il a peur, et repartez.

Essayez de faire en sorte que l'enfant ait un espace dédié au sommeil qui est toujours le même.


Vous pouvez prévoir d'éventuels soucis:

Certains enfants ont soif la nuit d'autres non (un verre d'eau sur la table de nuit peut l'aider, de l'eau pure, pas de sucre).

Pourquoi pas un pot de chambre s'il a peur de sortir tout seul ou que le chemin est compliqué?

Vous pouvez mettre une veilleuse si l'enfant le demande.


L'heure du coucher doit être définie et raisonnable, si l'enfant ne veut pas dormir parce qu'il est trop tôt pour lui, il peut rester dans sa chambre et jouer calmement avec ses peluches, dans la pénombre, il s'endormira probablement rapidement sans même s'en rendre compte. Je ne pense pas que ce soit à l'enfant de décider entièrement de l'heure du coucher, mais à vous, en tenant compte des recommandations et de ce que vous pouvez observer sur votre enfant, certains sont de gros dormeurs d'autres sont de petits dormeurs.


Si deux enfants partagent une chambre essayez, si vous le pouvez sans réveiller l'autre, de coucher le plus âgé un peu plus tard s'il a besoin de moins de sommeil, tout en lui offrant un rituel du sommeil également (l'histoire peut être murmurée à l'oreille pendant un long câlin).


Le week-end évitez de casser le rythme, la plupart du temps il y a deux parents et l'un peut se lever plus tôt le samedi, l'autre le dimanche pour s'occuper de l'enfant pendant que l'autre continue à dormir.

La sieste n'est pas l'ennemie du gros dodo de la nuit: au contraire! L'enfant en manque de sommeil s'énerve et a plus de mal à s'endormir. Il n'y a pas d'âge limite pour la sieste, on la conseille même aux adultes qui le peuvent (dans une version plus courte) et qui en ont envie.


Soyez vous-même détendu et serein à l'idée d'aller coucher votre enfant, l'enfant sent quand ses parents sont stressés ou angoissés. Si vous ne vous sentez pas bien passez le relais, si c'est possible, à l'autre parent.

Bonne nuit!

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